TYPOLOGIE DES PROJETS D'ÉNERGIE

L’identification des projets s’est articulée en cinq catégories issues du Livre Blanc de l’Initiative Climat Paris-Nairobi (avril 2011), publié sous la responsabilité du MEDDTL. Il met en avant les bonnes pratiques existantes et nécessaires pour garantir l’accès à l’énergie pour tous les africains d’ici 2030.

Cette typologie classe les différents projets d’accès à l’énergie selon leur échelle d’impact sur la population :

 

  • S’alimenter pour vivre : la cuisson durable
  • Fournir de l’énergie à l’appui du développement rural
  • Alimenter en énergie les activités économiques et les pôles de croissance
  • Fournir de l’énergie pour des villes durables
  • Evaluer les réseaux électriques nationaux et régionaux

 

  • S’alimenter pour vivre : la cuisson durable

Il s’agit ici de promouvoir les alternatives au bois-énergie ou au charbon pour les ménages. Ce mode de cuisson traditionnel représente de 70 à 90 % de l’énergie consommée en Afrique Subsaharienne et contribue souvent à une déforestation accélérée. Pourtant d’autres modèles efficaces existent : foyers de cuisson améliorés, fours à gaz, cuiseurs solaires ou encore réchauds au GPL...

 

  • Fournir de l’énergie à l’appui du développement rural
L’énergie est nécessaire à la croissance, et c’est encore plus vrai dans les pays en développement. Comment permettre l’amélioration du niveau de vie dans les régions rurales dépourvues du moindre accès au réseau électrique ? C’est un des enjeux-clé de la Mission Africa Express.

Depuis plus de 20 ans, des dizaines de projets d’électrification rurale ont été mis en oeuvre dans toute l’Afrique. Lesquels sont efficaces ? Réplicables ailleurs ? Pourquoi certains ont marché et d’autres non ? Peut-on créer des projets rentables, et non plus financés “à perte” par les pays dits riches ?

 

  • Alimenter en énergie les activités économiques et les pôles de croissance
L’électrification rurale permet à des petits villages éloignés du réseau d’accéder à une énergie collective fiable et continue. Des projets parallèles sont mis en oeuvre pour permettre le développement d’activités économiques : usines, manufactures, chaîne du froid pour l’alimentaire...

L’alimentation électrique de pôles de croissance est créatrice d’emploi et de richesses. L’échelle de ces projets se situe entre les démarches locales et les grands projets industriels.

 

  • Fournir de l’énergie pour des villes durables

La ville africaine de demain peut encore éviter certains écueils de la plupart des mégalopoles internationales : engorgement du trafic et surconsommation énergétique des bâtiments.

Les moyens soutenables de déplacement doivent donc être pensés dès aujourd’hui : implantation d’un réseau de bus, de train ou de métro, promotion des transports non motorisés... Mais la notion de “ville durable” intègre également l’efficacité énergétique, des bâtiments économes en consommation ou à énergie positive.

 

  • Evaluer les réseaux électriques nationaux et régionaux
Il s’agit ici de projets à très grande échelle, basés sur les avantages compétitifs et sur des stratégies de développement énergétique nationales ou régionales.

Leur objectif est de fournir de l’énergie à un grand nombre de citoyens et contribuer à l’atteinte de l’indépendance énergétique : parcs éoliens, barrages hydroélectriques, centrales géothermiques, infrastructures énergétiques transfrontalières entre plusieurs états voisins, etc.

Ces projets sont financés par les États et des bailleurs internationaux.